Notre réseau
QED Virtus est un réseau solidaire dédié à l’inclusion des personnes en situation de handicap et/ou de neuroatypie.
Nous avons conçu cet espace comme un lieu de partage, d’entraide et de rencontre, où chacun peut trouver des informations utiles, découvrir des ressources adaptées à ses besoins et échanger librement avec une communauté bienveillante.
A travers notre réseau, vous accédez à des répertoires d’associations, à des liens vers des structures locales et à des espaces de discussion gratuits qui permettent de rompre l’isolement, de partager des expériences et de s’orienter vers des solutions concrètes.
Notre ambition est de faciliter l’accès à l’aide existante et de créer des passerelles entre les personnes, les familles et les acteurs engagés sur le terrain.
Nous mettons également en lumière des initiatives solidaires portées par des associations, afin de vous permettre de les découvrir et si vous le souhaitez, de les solidarité.
Lorsque des campagnes ou des appels à contribution sont présentés, QED Virtus n’intervient ni dans leur organisation, ni dans la collecte ou la gestion de fond. La plateforme se limite à rediriger les utilisateurs vers les sites officiels des organismes concernés, sans contrepartie financière.
Les initiatives solidaires
Chez QED Virtus nous nous engageons à soutenir les associations qui consacrent leurs efforts à faire progresser les initiatives en faveur du handicap et de la neuroatypie.
Chaque don contribue à faire avancer votre cause et à innover pour un quotidien plus inclusif. C’est une participation directe à des projets qui soutiennent vos démarches, vous accompagnent et œuvrent pour votre bien-être.
Ensemble, nous renforçons la solidarité et nous vous aidons à faire entendre votre voix.
Les causes ou appels à dons visibles sur QED Virtus renvoient exclusivement vers des collectes organisées par des associations ou organismes tiers, responsables de leur gestion et de l’utilisation des fonds. QED Virtus n’intervient à aucun moment dans l’encaissement ou la collecte des dons : la plateforme agit uniquement comme relais d’information et de sensibilisation.
via les cagnottes officielles
Le harcèlement
Le harcèlement ne commence pas toujours par de grands gestes visibles. Il s’installe souvent dans des mots répétés, des moqueries banalisées, des exclusions discrètes ou des pressions quotidiennes qui finissent par isoler. Il peut prendre de nombreuses formes — à l’école, dans la famille, dans la rue, dans le couple— et touche particulièrement les personnes en situation de handicap, qui y sont confrontées de manière disproportionnée.
Handicap et discrimination : des chiffres préoccupants
Les violences et les discriminations envers les personnes en situation de handicap ne relèvent pas de situations isolées. Elles s’inscrivent dans une réalité documentée par les institutions publiques. En France, le handicap constitue aujourd’hui le premier motif de discrimination recensé dans les réclamations adressées au Défenseur des droits (Rapport annuel du Défenseur des droits, 2024). À l’échelle européenne, entre 52 % et 54 % des personnes en situation de handicap déclarent avoir déjà été confrontées à une discrimination (Commission européenne, enquête Eurobarometer).
Ces données traduisent des conséquences humaines concrètes : des enfants qui redoutent d’aller en classe, des adultes privés d’autonomie, des personnes dont la confiance s’érode au fil des expériences d’exclusion. Les personnes en situation de handicap — en particulier les femmes et les enfants — sont davantage exposées aux violences et aux abus que le reste de la population (données européennes). Pour beaucoup, le harcèlement s’ajoute à des obstacles déjà présents et peut se manifester par des humiliations, des mises à l’écart ou des formes de contrôle abusif de la vie quotidienne, y compris dans l’accès aux soins et aux ressources essentielles.
Certaines personnes autistes peuvent rencontrer des difficultés à identifier les situations de harcèlement ; leurs particularités dans les interactions sociales sont associées à une exposition accrue aux violences entre pairs, ce qui peut renforcer leur sentiment d’insécurité et de mal-être (Cappadocia et al., Journal of Autism and Developmental Disorders, 2012).
Harcèlement en milieu professionnel
Les travailleurs en situation de handicap rapportent des niveaux de harcèlement, de micro-agressions et de comportements hostiles au travail nettement plus fréquents que leurs collègues sans handicap. Dans certaines enquêtes internationales, près de 4 travailleurs handicapés sur 10 déclarent avoir vécu du harcèlement, des micro-agressions, du bullying ou des comportements discriminatoires liés à leur handicap ou à leur condition de santé au cours des dernières années (enquête menée au Royaume-Uni, Deloitte/Opinium survey).
Ces comportements peuvent prendre des formes différentes : questions intrusives ou offensantes à propos du handicap, stéréotypes et hypothèses injustifiées, plaisanteries et moqueries offensantes, intimidation ou attitude discriminatoire manifeste.
Les conséquences ne se limitent pas à une gêne passagère : l’exposition répétée à ces comportements est associée à une augmentation du stress, une détérioration du bien-être mental et une plus grande propension à se retirer du marché du travail.
Pourtant, seule une minorité des victimes signalent ces agissements à leur employeur, souvent par crainte de représailles ou de ne pas être prises au sérieux (Deloitte survey). Cette sous-déclaration contribue à maintenir des environnements de travail où le harcèlement reste insuffisamment identifié et traité.
(Sources : Deloitte/Opinium survey sur les travailleurs handicapés ; People Management, 2024 ; HR Brew, 2024.)
Harcèlement scolaire et handicap
Les enfants et adolescents en situation de handicap sont nettement plus exposés au harcèlement scolaire que leurs camarades. Les études indiquent qu’ils sont environ deux fois plus susceptibles d’en être victimes, qu’il s’agisse de handicaps visibles (moteurs, sensoriels ou liés à une maladie chronique) ou de handicaps moins perceptibles. Toute différence perçue peut devenir un motif de stigmatisation dans le cadre scolaire.
Le harcèlement prend des formes répétées et variées : humiliations publiques, insultes, moqueries liées au handicap ou à l’apparence, mise à l’écart, intimidations, chantage, racket et agressions physiques. Ces comportements ciblent souvent ce qui rend l’enfant visible ou vulnérable et peuvent s’installer dans la durée.
Chez les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, notamment les troubles du spectre de l’autisme, certaines particularités dans la compréhension des interactions sociales peuvent compliquer l’identification des situations de harcèlement. Cette difficulté à interpréter les intentions d’autrui peut accentuer la confusion, prolonger l’exposition aux violences et renforcer le sentiment d’insécurité et de mal-être.
Les conséquences sont graves et durables. Le harcèlement scolaire est associé à une augmentation du stress chronique, à des troubles anxieux et dépressifs, à un risque de stress post-traumatique et à une atteinte profonde de l’estime de soi. Chez les enfants en situation de handicap, ces effets peuvent être amplifiés par la répétition des expériences d’exclusion. Les recherches internationales établissent également un lien préoccupant entre harcèlement répété, isolement social et augmentation du risque de conduites suicidaires chez les jeunes concernés.
Ces situations ne sont jamais anodines. Elles affectent directement la santé mentale, le développement et la dignité des enfants touchés. Reconnaître le harcèlement comme un enjeu majeur de protection de l’enfance est indispensable pour protéger les élèves les plus vulnérables et construire un environnement scolaire réellement inclusif et sécurisé.
Pour toute urgence vitale et risques immédiats vous pouvez contacter
Numéros d’urgence France
Pompiers : 18
Samu : 15
Urgence Européenne : 112
Numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes : 114
Police : 17
Centre anti-poison : 01 40 05 48 48 ou centres-antipoison.net
Le 114 numéro d’urgence par SMS au service des personnes ayant des difficultés à entendre ou à parler (sourds malentendants, aphasiques, dysphasiques) et mise en contact avec les services d’urgences adaptés (15-17-18) les plus proches.
Ainsi que vous rendre directement dans un service des urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous, ou un Centre d’Accueil et de Crise